L'odeur correspond à une perception : les substances chimiques volatiles présentes dans l'air que nous respirons stimulent les cellules réceptrices de notre système olfactif. Le cerveau interprète ensuite cette stimulation comme une odeur.
La norme européenne EN 13725 - « Determination of odour concentration by dynamic olfactometry », définit l'odeur comme « un attribut organoleptique perceptible par l'organe olfactif quand on respire certaines substances volatiles. »
La perception d'une odeur dépend de :
Le potentiel de nuisance d'une odeur est lié à l'effet combiné de ces propriétés mais également à d'autres paramètres comme :
D'après l'article L.220-2 du Code de l'environnement qui abroge la loi du 30 décembre 1996 sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie :
«Constitue une pollution atmosphérique l'introduction par l'homme, directement ou indirectement, dans l'atmosphère et les espaces clos, de substances ayant des conséquences préjudiciables de nature à mettre en danger la santé humaine, à nuire aux ressources biologiques et aux écosystèmes, à influer sur les changements climatiques, à détériorer les biens matériels, à provoquer des nuisances olfactives excessives ».L'odeur devient une pollution à partir du moment où elle est perçue comme une nuisance (excessive) par la population ; on parlera alors de
« pollutions olfactives ». Des valeurs limites, en concentration d'odeur et débit d'odeur ont été fixées dans un
certain nombre de textes réglementaires, ces valeurs devant permettre d'éviter l'apparition de nuisances.
Source : Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME). Pollutions olfactives. Origine-Législation-Analyse-Traitement.
Collection Technique et Ingénierie. Dunod, Paris 2005.